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Diabètes monogéniques: de la génétique vers une médecine personnalisée

Autrefois les personnes ayant une hyperglycémie chronique ont été diagnostiquées comme ayant le diabète de type 1 ou de type 2. Nous savons maintenant que différents facteurs peuvent causer le diabète, y compris les défauts d’un seul gène qui représentent au moins 1 % de tous les cas de diabète et jusqu’à 4% des cas dans la population pédiatrique. Cependant, les erreurs de diagnostic restent communes en raison du chevauchement clinique considérable entre les différentes formes de diabète et plus de 90 % de ces diabètes ne sont pas diagnostiqués correctement. Les premiers symptômes du diabète monogénique peuvent survenir peu de temps après la naissance, comme observé dans le diabète néonatal, ou à n’importe quel moment plus tard dans la vie. La présente revue décrit les gènes les plus fréquemment impliqués dans le diabète monogénique et donne également quelques informations sur des diabètes plus rares. Certains de ces gènes sont impliqués dans le développement des cellules bêta, conduisant souvent à un nombre diminué de ces cellules, tandis que d’autres jouent un rôle important dans la fonction et la maintenance de la cellule bêta. Il existe également des formes monogéniques de diabètes auto-immuns qui seront discutées. Un diagnostic génétique peut influencer le choix du traitement et aider à déterminer le pronostic, ainsi qu’établir un conseil génétique pour la famille. Le dépistage génétique avec le séquençage dit « next generation » est de plus en plus pratiqué, car il devient de plus en plus performant, accessible et moins coûteux.

Informations complémentaires

Auteurs
Prof. Dr med. Valérie Schwitzgebel, Genève